La Méliponiculture

L’élevage des abeilles sans aiguillons (ASA), ou méliponiculture, constitue une alternative de développement durable économiquement viable. L'intérêt pour ces insectes est notamment du aux propriétés pharmacologiques de ses miels,  ainsi qu'à la contribution à la sécurité alimentaire des communautés indigènes et rurales qui les élèves de manière artisanales, son faible contenu en sucres, sa densité réduite (plus légère), sa plus forte liquidité, sa plus faible cristallisation ainsi que son prix élevé. De plus, la conduite des abeilles natives est facile et sans risque, étant donné que ces abeilles n’ont pas d’aiguillon et sont très dociles.

D’un point de vue écologique, la méliponiculture offre l’opportunité de maintenir les relations co-évolutives inaltérées entre la flore native et ce groupe de polinisateurs naturels, ce qui entraine une production de fruits et semences desquelles des milliers d’espèces des forêts tropicales vont pouvoir bénéficier.  

La méliponiculture implique l’élevage de une ou plusieurs espèces. Les techniques dépendront de la zone dans laquelle nous travaillons, ce qui ajoute des opportunités de conservation de nombreuses espèces d’ASA endémiques, menacées d’extinction ou appartenant à des zones de distribution limitées. Etant donné leur relation intime avec la flore native, ces abeilles se voient mieux adaptées à la survie et production de miels en résistants aux conditions actuelles de changements climatiques. Les ressources génétiques des ASA sont inestimables. Elles seraient responsables de 40% de la pollinisation de la forêt tropicale (Bonilla 2010 ; Roubik 1995).

Jusqu’à aujourd’hui, la méliponiculture se limitait à la capture de ruches dans le milieu naturel et son transfert de troncs renversés jusque dans des boîtes grossièrement construites et souvent inadéquates, qui se maintiennent à proximité de logements ruraux. Ces systèmes de capture ne sont pas durables car elles impliquent la coupe des arbres, la perte de diversité génétique de par l’enlèvement réitéré de colonies de leur milieu naturel et la forte mortalité des nids mal gérés. Aujourd'hui, la construction de ruches technifiées permet un élevage respectueux  et durable des ASA. 

Las ASA produisent un miel différent du miel conventionnel : Doux et amère, le miel est plus humide et contient plus de propriétés nutritionnelles et curatives que les abeilles africanisées.

 

A même titre que pour les abeilles africaines, il est possible d’élaborer et d'utiliser les sous-produits  des ASA comme le savon, les sirops, les bougies, le shampoing, la gelée royale, les masques (Martinez et al, 2011), ou encore la propolis (action bactéricide et antimicotique préventif, Gam boa et al, 2008).

Les abeilles d'Happycultura

La planète Terre accueille plus de 20 000 espèces d'abeilles. Au sein de cette immense diversité existent des espèces solitaires et sociales. Parmi les espèces sociales, toutes ne sont pas domesticables et toutes ne produisent pas de miel. Cependant, elles ont le point commun de récolter le nectar et le pollen des plantes en butinant de fleur en fleur, participant ainsi à un phénomène vital pour la majorité des plantes connues : La pollinisation.

Happycultura travaille actuellement avec deux espèces d'abeilles natives des régions Néo-Tropicales d'Amérique Latine: L'espèce Tetragonisca angustula (abeille Angelita) et l'espèce Melipona favosa (Abeille Canato, ou Carga Barro).  

D'où vient le Miel ?

Le processus de production du miel est en réalité assez simple pour l'être humain. En dehors du fait de s'occuper des ruches, nous n'avons quasiment qu'à le récolter ! En effet, la totalité du processus;  la récolte du nectar (matière première ) et  sa transformation en miel est réalisé entièrement par les abeilles. 

La production de Miel se sépare en trois étapes clés: Butiner, Transformer, Récolter. Mettons nous un instant  à la place des abeilles, et observons brièvement les procédé.

Etape 1

Butiner

Les ourières de la colonie commencent par se procurer la matière première (nectar)Elles passent donc de fleur en fleur, récoltant le nectar sucré et le pollen de chacune.

 

Ce faisant, elles participent activement à la pollinisation , processus d'importance vitale au niveau de la reproduction des plantes. Par ailleurs, une bonne pollinisation permet à la plante d'obtenir plus de fruits  (Quantitativement) et/ou des fruits de meilleure qualité et mieux conformés (Qualitativement).

Une fois le nectar récolté, les ouvrières  l'acheminent  à la ruche et passent à la deuxième étape : La transformation

Jusque là, notre rôle en tant que Gestionnaires de ruches est de fournir aux abeilles un lieu confortable, sécurisé, et placé de manière idéale pour offrir une grande variété de fleurs à visiter.

Etape 2

Transformer

La transformation du nectar en miel se fait dans la ruche. Seules les abeilles ont la capacité et le savoir- faire pour la réaliser.

 

De retour à la colonie, une abeille 'butineuse' transfèrera le nectar stocké dans des organes spécifiques à des abeilles 'receveuses' qui se chargeront de mélanger celui-ci avec leurs sucs digestifs et salive avant de commencer à travailler le produit.

 

Le liquide sucré sera alors déposé dans des alvéoles et ventilé via les batements  d'ailes d'abeilles ouvrières 'ventileuses'. Le courant d'air issu de cette ventilation, combiné à la chaleur de la ruche, participeront à l'évaporation de l'eau présente dans ce nectar en pleine évolution.

Après maturation, nectar portera dorénavant la dénomination de "Miel", lequel est alors stocké et enfermé (operculé) minutieusement dans des alvéoles de cire.

Etape 3

Récolter

C'est ici que nous, humains, entrons en scène ! Avec amour et délicatesse,  nous ouvrirons la ruche afin d'en extraire le précieux miel.  Il s'agit là d'une étape délicate. En effet,  l'objectif est de ne pas les déranger, ni de les stresser. Pour cela, nous réduirons au maximum tout bruit, lumière et vibration à l'intérieur de la ruche.

Dans le cas des ASA (abeilles sans aiguillons), pas besoin de protection.

Dans le cas des abeilles africanisées, attention aux piqûres ! Par sécurité, nous utiliserons des costumes d'apiculteurs. Les méthodes de récolte ont beau être différentes entre les deux espèces, nous chercherons toujours un contact  respectueux de nos chers pollinisateurs.

Ne pas les déranger inutilement, laisser du miel en quantité suffisante...sont des facteurs essentiels à prendre en compte. Tout est mis en oeuvre pour que les colonies prospèrent et soient en bonne santé.

Angelitas

L'abeille 'Angelita' (Tetragonisca angustula), native de la région Néotropicale et sollicitée par l'homme depuis l'époque des Mayas, produit un miel plutôt exceptionnel.  Elle mesure moins d’un centimètre de long (plus petite que l’abeille commune), ce qui lui confère l’avantage de rendre visite à beaucoup plus de fleurs, et donc d'acheminer une variété très importante de composés, ce qui lui vaut la réputation de "miel exclusivement médicinal". Le miel aurait jusqu'à 6 fois plus de composés bénéfiques pour l'organisme que le miel de l'abeille domestique commune.

En plus de son arôme floral tout à fait particulier, le miel d'Angelita fonctionne comme un antibiotique naturel puissantrenforce notre système immunitaire et est généralement utilisé pour soigner les coupures, blessures et pour lutter contre l'état grippalLes populations originelles l’utilisaient également pour promouvoir la 'clarté de l'esprit'.

Une ruche d'Angelitas accueille jusqu’à 5 000 abeilles, lorsqu'une ruche d'abeilles communes en accueille environ 50 000, soit 10 fois plus. Ceci rend l’abeille 'Angelita' beaucoup plus fragile, raison de plus pour les protéger…

Finalement, l’abeille domestique commune produit 30 à 40 litres à l'année. En comparaison, l’abeille 'Angelita' produit entre 50 cl et 1 litre de miel par an, c'est donc un miel rare et encore assez méconnu.

 

©2019 Happy Cultura

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